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Toulouse : Un mur s'effondre sur des voitures en plein centre-ville

30 janvier 2019 à 11h50 Par Stéphanie Mosbach
Un pan de mur s'est effondré entre une école et une maison de retraite sur les allées Jules Guesdes à Toulouse
Crédit photo : Stéphanie Mosbach

On a frôlé le pire ! La situation aurait pu être dramatique à Toulouse. Mardi soir, vers 22 heures, un mur de renforcement, situé le long des remparts historiques s’est effondré sur les allées Jules Guesde. C’est un pan de mur entier de 12 mètres, qui a cédé soudainement sur 20 mètres, juste à côté de l'école Saint-Stanislas et la Maison de Retraite Plénitude Saint-Michel. Un chantier avec une grue se trouve également à proximité. Un chantier dont la SAHLM des Chalets est le maître d'ouvrage. Elle prévoit d'y construire 41 logements et une crèche. Par chance, il n'y avait personne à cet endroit, à ce moment-là. Une exploration du site a eu lieu pour vérifier que personne n'était à proximité. Les dégâts ne sont que matériels. Mais ils sont impressionnants. Plusieurs véhicules garés sur la contre-allée ont été sérieusement endommagés. Dont deux véhicules complètement aplatis et ensevelis sous les pierres et gravats. Les pompiers de Haute-Garonne prévenus par une habitante du quartier, sont arrivés rapidement sur place. On ignore encore pour l’instant les causes exactes de cette chute spectaculaire. La météo serait avancée comme l'une des raisons par la SAHLM des Chalets ?! 

Lionel Melac est Technicien Maîtrise d’Ouvrage à la SAHLM des Chalets, en charge du chantier de construction, rencontré hier matin.

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Un périmètre de sécurité a été mis en place. Pour l'adjointe au maire de Toulouse, en charge de l'urbanisme, Annette Laigneau "la météo, avec la tempête Gabriel, pourrait ne pas tout expliquer". On en saura plus, après le rapport d'expert demandé par le propriétaire du mur, à savoir la SA Les Chalets. Le rempart est inscrit au titre des "Monuments Historiques". En attendant, c'est un spectacle de désolation que les habitants et passants ont découvert hier. "Mais plus de peur, que de mal !" selon une habitante du quartier.