Thierry Desmarest au procès AZF

11 juin 2009 à 0h00 par La rédaction

La journ�e d'audience d'hier �tait consacr�e � l'�tude d'une �ventuelle responsabilit� du groupe Total entant que personne morale et de Thierry Desmarest entant que personne physique. A l'ouverture de l'audience, � 9h30, c'est le repr�sentant de Total, Jean-Jacques Guilbaud, qui a �t� entendu. Il a affirm� que juridiquement, les diff�rentes soci�t�s de la holding Total �taient autonomes et que cela s'appliquait aussi � Grande Paroisse. Le pr�sident du tribunal l'a interrog� sur la prise en compte du risque industrielle. R�ponse : " cela rel�ve de la responsabilit� des op�rationnels et des responsables de sites. Nous d�tenons plus de mille �tablissements, nous ne pouvons pas �tre responsable de chaque site". L'apr�s-midi, c'�tait au tour de Thierry Desmarest d'�tre entendu. Apr�s quelques questions sur l'organigramme de l'entreprise, un retournement de situation a eu lieu. Maitre Cohen, un des avocats des parties civiles, a dit qu'il ne soutenait pas la citation directe � l'encontre de l'ancien PDG de Total. Selon lui, il ne sert � rien de nourrir des illusions. Il a affirm� qu'il souhaitait d�fendre que ce qui lui semble plausible. Cette position a �t� suivie par trois autres avocats des parties civiles. Le pr�sident du Tribunal a suspendu l'audience suite � ce retournement de situation. Il est revenu avec une information cl� : le d�sistement � l'�gard d'un des pr�venus l'emporte � l'�gard de tous. Le malaise �tait palpable sur les bancs des avocats des parties civiles. La d�fense s'est engouffr�e dans la br�che en rappelant que ce qui avait �t� dit, �tait dit. Maitre Cohen a imm�diatement pr�cis� qu'il n'avait pas entendu abandonner l'action, que sa remarque n'�tait qu'une information. Le pr�sident du tribunal a demand� aux avocats de pr�ciser leur position � l'�crit.

Dernier article