Actus locales

Plus de 4 milliards pour la LGV Bordeaux - Toulouse, l'Etat s'y engage

29 avril 2021 à 10h25 Par Elsa Ruault
La LGV doit mettre Paris à un peu plus de 3 heures de Toulouse

Par une lettre du Premier Ministre, l’État confirme son engagement à financer une partie de la ligne de train à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. Il va apporter 4,1 milliards d'euros sur les 7,5 milliards que va coûter ce projet.

La confirmation a fini par arriver ce mercredi 28 avril : un courrier du Premier Ministre Jean Castex adressé mardi à la Présidente d'Occitanie Carole Delga et au maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc. Le financement de 4,1 milliards d'euros était inscrit dans la Loi d'Orientation des Mobilités depuis décembre 219 pour le projet de ligne à grande vitesse du sud-ouest. Le chef du gouvernement écrit : "Je vous confirme cet engagement et vous précise qu'une contribution de l'Union européenne sera recherchée à hauteur de 20% du coût total du projet." Aux collecvités de compléter ensuite le financement pour arriver à 7 milliards et demi d'euros.

Les travaux de cette future Ligne à Grande Vitesse entre Bordeaux et Toulouse pourraient démarrer d'ici 3 ans, en 2024, pour une mise en service à l'horizon 2030. Cela permettra d'effectuer le trajet Bordeaux-Toulouse en un peu plus d'une heure en TGV. Et donc de rallier la capitale depuis la ville rose en 3h10 environ, contre plus de 4h aujourd'hui.

Satisfaction générale pour les élus locaux

Jean-Luc Moudenc et Carole Delga étaient monté au créneau la semaine dernière, dénonçant "une France à 2 vitesses" après avoir appris le financement d'une ligne de train en région PACA. La socialiste et le président de Toulouse Métropole avaient alors signé une lettre commune dans laquelle ils écrivaient : "nous avons appris avec grand étonnement qu'un accord avait été trouvé entre l'Etat et les collectivités concernées pour le financement, à hauteur de 3,5 milliards d'Euros de la Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur (LNPCA) alors même que le Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest, beaucoup plus avancé, n'est toujours pas accompagné d'un financement officiel de l'Etat".

Un financement de l'Etat très attendu au niveau local et qui satisfait Carole Delga comme Jean-Luc Moudenc.