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Explosions au Liban : des souvenirs marquants rappellent la catastrophe de l'usine AZF à Toulouse

05 août 2020 à 12h26 Par Guillaume Pannetier
Le nitrate d'ammonium à l'origine de nombreuses explosions, dont celle de Beyrouth.
Crédit photo : Pixabay

Deux déflagrations ont fait trembler le coeur du Liban mardi après-midi. Le bilan humain et matériel s'annonce terrible.

Des dizaines de morts, des immeubles éventrés : le port de Beyrouth, au Liban, a été le théâtre mardi d'une véritable catastrophe. Comme pour AZF en 2001 à Toulouse, c'est le nitrate d'ammonium qui est à l'origine du drame. Sur les réseaux sociaux les toulousains ont toujours le souvenir de cette explosion qui avait fait 31 morts et 2500 blessés.

Ce mardi 4 août, vers 18 heures, heure locale, une forte explosion retentit dans le quartier du port, qui se trouve en plein centre-ville. Elle provoque un incendie. Quelques minutes plus tard, à 18h07, une seconde déflagration encore plus puissante, qui dégage un panache de fumée rappelant les images de l’explosion de l’usine toulousaine AZF en 2001. Comme en témoignent les nombreux témoignages postés sur les réseaux sociaux.

Le nitrate d'ammonium suspecté

Environ 2750 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées dans l'entrepôt du port de Beyrouth qui a explosé, a expliqué le premier ministre libanais, Hassan Diab. Selon le directeur de la Sûreté générale Abbas Ibrahim, la cargaison de nitrate d'ammonium, un engrais chimique et également composant d'explosifs, était stockée depuis des années dans l'entrepôt, à proximité de quartiers très fréquentés.

Pour l'heure au Liban, ce sont au moins 100 morts et près de 4 000 blessés. Un bilan qui risque de s'alourdir dans les heures à venir...