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L'ancien procureur regrette d'avoir été trop affirmatif

Michel Bréard, le procureur saisi du dossier AZF au moment de l'explosion regrette d'avoir parlé d'accident à 99% seulement trois jours après l'explosion.

Un moment de faiblesse, une erreur.Le procureur le reconnaît, il n'aurait pas du dire qu'il s'agissait d'un accident à 99%. Mais c'est la faute des journalistes, d'après lui. Ce jour-là, ils l'auraient poussé sur la thèse de l'acte de malveillance, lui auraient demandé des statistiques.Alors il aurait eu la faiblesse de parler de ces 99%.Cela dit, il reste convaincu par la thèse de l'accident chimique. « Il n'y avait aucune revendication sérieuse et des cibles quand même plus pertinentes que le hangar 221 pour un attentat », explique t-il. Il insiste, il n'a pas écarté la piste criminelle. "Elle faisait 40 pages dans l'enquête de flagrance contre seulement 20 pages pour la thèse chimique". Il s'est appuyé sur l'expertise de Daniel Van Schendel.L'expert c'est présenté à la barre juste avant lui. Il a expliqué que le cratère n'aurait pas eu cette forme en cas d'acte de malveillance mais il n'apporte toujours pas d'explication sur l'origine de l'explosion...Le tribunal va se pencher cet après-midi sur les premières constatations autour du cratère.