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La sous-traitance montrée du doigt
- Procès AZF
- Toulouse
- 12.03.2009
- 18:08
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30 à 50% des emplois chez Total sont sous-forme de sous-traitance. Cela aurait des conséquences néfastes sur la transmission de la connaissance dans l'entreprise.
Philippe Saunier, délégué CGT chez Total
Annie Thebaud-Mony, sociologue spécialiste de la sous-traitance
La sous-traitance cause de tous les maux... C'était la théorie en vogue hier au procès AZF. Philippe Saunier,un délégué CGT de Total a expliqué que la sous-traitance représente 30 à 50% de l'emploi dans son groupe selon les sites. Le problème c'est que cela entraine une perte de connaissance à l'intérieur de l'entreprise. Annie Thebaud Mony est sociologue, elle est venu parler de ce problème à la barre. Elle explique que les salariés sous-traitants sont onze à quinze fois plus exposés aux accidents du travail. Philippe Saunier dit que "la sous-traitance c'est le transfert et l'aggravation du risque. On ne veut plus avoir à gérer donc on ne veut plus entendre parler des problèmes". Il raconte que parmi les conditions importantes de recrutement d'un sous-traitant, on prend en compte le nombre d'accidents du travail. Du coup, quand un accident survient, le sous-traitant dissimule l'accident pour ne pas perdre son contrat. Les anomalies pouvant entrainer des accidents ne sont donc pas signaler. Philippe Saunier met aussi le doigt sur un autre problème. Il qualifie les formation sécurité du groupe Total de formation "Canada Dry". "L'important c'est le coup de tampon à la fin sur le document. c'est tout ce qui compte pour eux. J'ai vu une formation d'une journée où pas un seul des salariés ne parlaient français et il n'y avait pas de traducteur", explique le syndicaliste. Autant d'éléments qui peuvent expliquer des négligences. Les avocats d'AZF ont tenté mollement de démontrer que ce que décrivait ce salarié de Total sur son site ne concernait pas forcément l'usine toulousaine.



